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 La justice

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Temudhun Khan
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MessageSujet: La justice   Mar 18 Nov - 15:09

La justice chez les Kerdraï

Contrairement à ce qu'on pourrait attendre d'un peuple de cavaliers nomades passablement invasifs collectionnant les crânes de leurs ennemis, la justice occupe une place importante dans la société kerdraï. Il n'y a certes pas de lois écrites, mais un ensemble de traditions plus ou moins souples, dont certaines varient selon les régions et les périodes, et auxquelles se réfère le tan lorsqu'il doit émettre un jugement. Le tan détient en effet le pouvoir judiciaire, les pouvoirs législatif et exécutif n'étant concrètement détenus par personne -ou par tout le monde, selon les points de vue- et c'est lui qui intervient lorsqu'un crime est commis ou que deux individus désirent un arbitrage dans un litige. Lorsqu'un criminel et sa victime n'appartiennent pas au même hadra, c'est traditionnellement le tan de l'offensé qui se charge du procès. Lorsqu'un litige concerne des personnes d'hadra différentes, ils se mettent habituellement d'accord pour demander l'arbitrage d'un tan tierce. Le tan réunissant habituellement plusieurs dizaines de personnes, ses délibérations peuvent être relativement longues.

Voici les quelques bases de la justice kerdraï, communes à toutes les hardes :


  • Tout individu est considéré comme propriétaire des biens qu'il possède, jusqu'à ce qu'il ne parvienne plus à les défendre. N'importe qui peut voler ou dépouiller son prochain et est considéré comme le nouveau propriétaire légitime des biens qu'il lui a pris, y compris le bétail. Il en va de même pour les femmes, qui sont considérées comme étant liées à un homme jusqu'à ce qu'elles soient séduites par un autre. En revanche, toute forme de vandalisme ou de sabotage sur la propriété d'autrui est considérée comme extrêmement grave.
  • Tout individu est ultimement propriétaire de sa propre personne, et sur ce dernier point la règle précédente ne s'applique pas. En d'autres termes, les calomnies, blessures, mutilations, séquestrations, viols, meurtres, malédiction et autres actes portant atteinte à l'intégrité physique ou moral d'une personne sont considérés comme de graves crimes méritant réparation.
  • Tout kerdre est considéré comme un individu et une personne, sans distinction d'âge, de rang ou de sexe. En revanche, cette considération ne s'étend pas aux esclaves et aux étrangers ne bénéficiant pas de sauf-conduit particulier.


Il est à noter que le second point surpasse le premier, ce qui signifie qu'il n'est pas socialement accepté d'attaquer physiquement une personne pour lui prendre son bien ; La ruse et la discrétion sont bien plus appréciées et même encouragées. On peut par ailleurs considérer qu'un crime a été commis si, une fois dépouillé de son bien, l'individu ne peut plus subvenir à ses besoins.

Il est également important de saisir que la guerre et les duels sont des domaines hors-la-loi. Comprendre qu'ils ne sont pas illégaux, mais que la justice n'y a pas cours et que tout type d'exaction peut être commis sur l'adversaire sans que ce dernier ait le moindre recours légal. Cependant, un duel n'est accepté comme valide qu'en cas de consentement mutuel des opposants.

Enfin, il convient de signaler que les Kerdraï jouissent d'une grande liberté individuelle et que toutes les traditions et normes sociales ne relèvent pas du domaine de la justice. Personne ne portera plainte contre un individu qui se vante d'enfreindre un tabou d'ordre sexuel ou alimentaire, mais il a de bonnes chances de se retrouver ostracisé.

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Dernière édition par Temudhun Khan le Dim 30 Nov - 1:54, édité 1 fois
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Temudhun Khan
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MessageSujet: Re: La justice   Mar 18 Nov - 16:23

Les sanctions


Les lois n'étant pas rigides, les sanctions infligées aux criminels ne sont pas fixes. Elles ont tendance à dépendre de la gravité du crime, mais aussi de l'identité des partis concernés.
Dans la quasi-totalité des cas, l'accusé s'il est reconnu coupable doit offrir une compensation à sa victime, ou aux proches de cette dernière si elle ne peut plus en jouir. Il peut s'agir aussi bien de propriétés cédées en amende que de services rendus. Les amendes ont tendance à être proportionnelle à la richesse de l'offenseur, car un même bien peut représenter une plus ou moins grosse perte selon la fortune du propriétaire. En général, on demandera plus volontiers à un individu particulièrement démuni d'offrir sa compensation sous forme de service, par exemple en s'occupant du bétail de sa victime.
Certains crimes, comme un meurtre ou un viol, occasionnent souvent un bannissement plus ou moins prolongé du condamné, et la perte de son statut d'individu. Il n'est dès lors plus protégé par la justice, et est souvent marqué pour que tous connaissent son nouveau statut. Il peut revenir si jamais la marque vient à disparaître, les crimes les plus graves ont donc tendance à occasionner des marques plus indélébiles -et plus douloureuses.
La peine de mort n'est appliquée que de manière exceptionnel, lorsqu'un crime porte atteinte à toute la harde, qu'aucun repentir n'est envisageable et que la récidive semble probable. Elle peut être envisagée, par exemple, en cas de meurtre contre une personne importante de la communauté (un membre du tan ou d'une confrérie, un enfant qui n'a pas encore découvert tout son potentiel ...), de meurtres en série ou de trahison ayant entraîné une atteinte à l'intégrité ou la perte de biens de nombreux membres de la harde.

Les membres du tan, et à plus forte raison les arh-hadra, ne jouissent d'aucune forme d'immunité et sont même au contraire jugés avec une plus grande sévérité, car on attend d'eux un comportement exemplaire -et aussi parce qu'ils sont jugés par leurs pairs et que toute occasion est bonne à prendre pour réduire le pouvoir d'un rival potentiel. Il n'est pas rare qu'en cas de procès, ils soient tout simplement déchus de leurs titres en plus des autres sanctions diverses qu'ils pourraient subir.

Dans certaines régions, on considère que l'ensemble de la harde a une part de responsabilité lorsque l'un de ses membres tourne mal, car son caractère s'est formé au contact de tous. Lorsqu'un crime est commis au sein de ces populations, chaque membre de la harde doit offrir une compensation mineure à la victime, et la déposer dans sa tombe si celle-ci est décédée. Étonnement, on peut constater que ces ethnies sont beaucoup plus attachées aux normes sociales et que toute forme de déviance entraîne une forte suspicion.

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Temudhun Khan
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MessageSujet: Re: La justice   Sam 29 Nov - 4:49

Le vol

La propension des Kerdraï au vol intrigue souvent les étrangers, de même que la philosophie dont ils font preuve lorsqu'ils en sont victimes. S'ils peuvent défendre farouchement leurs biens lorsqu'ils prennent le voleur la main dans le sac, ils ne s'en prennent qu'à eux-mêmes quand ils se rendent compte qu'un objet a disparu. Si un vol suscite des représailles, ce sera sous la forme d'autres larcins, parfois plus pour la forme qu'autre chose.
Pour comprendre comment ce que les autres civilisations considèrent comme un délit peut devenir part intégrante de la culture de tout un peuple, il faut prendre en compte plusieurs points.
Tout d'abord, les Kerdraï n’approuvent ce genre de pratiques que tant qu'elles ne nuisent pas sérieusement à la victime. S'en prendre directement à une personne, ou même la menacer, simplement pour lui prendre un bien est considéré comme un crime, de même que le fait de démunir un individu au point qu'il soit incapable de subvenir à ses besoins ou à ceux des personnes qui dépendent de lui. Par ailleurs, le fonctionnement très particulier d'un hadra fait que celle-ci est considérée comme le véritable propriétaire de certains biens, tels que le bétail, la terre et les produits qui en sont issus. Si la gestion des terres arables, des mines et des scieries est très encadrée, le tan s'occupant de répartir les propriétés à chaque passage dans une zone d'exploitation, le cheptel qui accompagne le hadra ūn dans tous ces déplacements -ou dont le hadra ūn suit les déplacements, selon le point de vue- est réparti de manière beaucoup plus souple. Chacun peut s’approprier autant de rennes, d'élans ou de volailles qu'il est capable de gérer, mais en fin de compte il ne fait que les emprunter au hadra ūn, et n'importe qui peut les lui prendre s'il n'est pas suffisamment vigilent, à condition de faire partie du hadra ūn -voler du bétail à un autre hadra étant considéré comme une déclaration de guerre en bonne et due forme, de même pour les terres. À vrai dire, ce système est si institutionnalisé que voler un renne et s'en occuper fait partie des rites de passage à l'âge adulte.
Le hadra ūn est également propriétaire de la nourriture produite par ses membres, ce qui signifie que chacun a un droit sur les excédents alimentaires de tous. Néanmoins, ce dernier point fait parfois débat, et certaines populations réfléchissent à simplement faire encadrer la répartition de la nourriture par le tan ou mettre en place un système de charité.
En dernier lieu, il convient de mentionner que le vol est une pratique généralement associée à la jeunesse, principalement à l'adolescence. Les Kerdraï y voient en effet un aspect initiatique, car c'est un bon moyen de développer sa furtivité, son adresse, sa vigilance et sa confiance en soi. À partir d'un certain âge, à l'exception de quelques voleurs légendaires, sa pratique devient synonyme de puérilité et d'immaturité, et ceux qui y recourent trop fréquemment sans pour autant faire preuve d'un don ou d'une audace notables sont vus comme des incapables dépourvus de talents particuliers. Bien qu'il ne soit pas formellement interdit, il peut finir par susciter le mépris et l’ostracisme.

Il est par ailleurs à noter que les Kerdraï s'insurgent plus facilement d'un vol lorsqu'il est l’œuvre d'un individu reconnu comme médiocre dans ce domaine, mais qu'il peut leur arriver de se sentir flattés voir honorés lorsqu'ils réalisent avoir été la cible d'un voleur particulièrement réputés. Certains s'inventent des signatures qu'ils laissent derrière eux après leurs forfaits pour faire grandir leur renommée, tout comme les artisans les plus réputés laissent leur marque sur chacune de leurs œuvres.

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