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 Le conte de Bertrand-Gérard

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Fabian_
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MessageSujet: Le conte de Bertrand-Gérard   Ven 15 Aoû - 16:19

Chapitre 1 - La quête



Il était une fois dans un pays lointain, un jeune homme, beau, aimable, respecté de tous. Malheureusement, sa mère l'avait appelé Bertrand-Gérard. Et Bertrand-Gérard était très malheureux de ce fait. Mais un jour, à la taverne, BG entendit dire que la fée du Registre Civil avait pouvoir sur ces choses-là.

BG commença son expédition en passant par le bois des Plein-Papiers. Ce pays était habité par des Elfes fonctionnaires qui tissaient des classeurs à leviers avec du gazon et tenaient un registre complet sur l'impôt dû au Seigneur Fingon. En sacs de grains ou tickets-restaurants.
BG quemanda son chemin, mais les Elfes fonctionnaires, de par leur statut, furent incapables de lui répondre. Aussi il se perdit.

BG arriva dans le Marais des Sans-Papiers. Là était déposé moults épaves de caravanes où les fantômes de Roms attendaient à la lisière de la forêt qu'on régularisa leur dossier. Là il rencontra les gardes Del Proscuita, chargés de réguler la populace de ce lieu. On lui expliqua que souvent des gens venaient de la mer, du Lit-Banc, pour trouver refuge dans la région.
Alors BG demanda où se trouvait la fée du Registre, et on lui répondit que si céans il poursuivit son chemin vers l'ouest, il pourrait arriver avant l'heure de fermeture. Aussi, ils lui donnèrent El Pedro, leur mule de guerre pour mener à bien sa tragique mission.

BG traversa maints pays en une demi-heure et affronta moults dangers, dont le plus terrible était sans doute un colporteur chinois. Enfin, il arriva en vue d'Administratown, la ville des Milles Registres. Aussi il mit son clignotant, et gara El Pedro dans le parking à mules prévu à cet effet.
Sortant du souterrain, BG arriva devant la Grande Porte de la Ville : la Voie du Budget Général. Il franchit le seuil et arriva dans les bas-quartiers où ça trimait dur. Il demanda à un passant où se trouvait la Fée du Registre, "dans la 365e rue à gauche" lui répondit-on. Aussi il se mit en route.

En arrivant au Bureau des Fées, il trouva la Lampe Registre, la frotta, et une liquide blanc en jaillit.
Duquel en sortit ensuite la pulpeuse fée du Registre. BG touchait au but.
- Bonjour, Bertrand-Gérard, dit-elle d'une voix voluptueuse. Matricule 65845. Réside à Coin-Coin les Bains. Pas de dossier judiciaire. Que puis-je pour vous ?
- J'aimerai changer de prénom.
- Bien sûr, il me faut le formulaire AJ-54.
- Le voici, dit BG triomphant en lui tendant la paperasse récupérée chez les Elfes.
Elle le parcourut rapidement.
- Tout cela me semble en ordre, il ne manque plus qu'un élément à votre dossier : un bilboquet.
- Et où puis-je en trouver ?
- Chez un colporteur chinois, évidemment ! Mais on verra ça demain, là on va fermer.
- DAMMIT !


Continued...

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Ven 15 Aoû - 16:51

Chapitre 2 – Les chevaliers de Montebourg


Fidèles à leur réputation, les commerces d’Administratown fermèrent tous à 16h30. Bertrand-Gérard fut donc contraint de coucher sous la voûte de la nuit. Au matin, il était transi et ankylosé par la rosée du matin. Mais rien ne pouvait l’empêcher de mener à bien son objectif. Aussi reprit-il El Pedro, sa mule de guerre et fit demi-tour à la recherche du colporteur chinois qu’il avait croisé la veille.

Après deux bonnes heures de mule-riding, il retrouva enfin ce colporteur vendant des bilboquets. BG lui donna deux pièces d’or. Le colporteur répliqua : « Vous n’auriez pas ça en dollars ? Le taux de change est avantageux, vous comprenez ? » BG savait qu’il était inutile de négocier avec un chinois. Il dut se résigner à lui remettre le billet vert et à mettre un trait sur son séjour à New York.
Les deux individus satisfaits, ils se quittèrent, et BG retourna vers Administratown.

Après quelques temps, il se rendit compte qu’il était poursuivi par cinq individus à cheval. Il talonna sa monture, mais à part pousser des « Hi Han » n’alla guère plus vite. Aussi il fut rattrapé.
Les nouveaux venus avaient allure chevaleresque, un bel équipement de bonnes manières. Mais BG nota que leur cotte de maille était teinte avec des couleurs bleu, blanc et rouge.
« Manant ! Crains pour toi-même, car nous sommes les chevaliers de Montebourg ! Nous t’avons vu passer quelque transaction avec un chinois plus amont. De telles actes ne resteront pas impunis sur nos terres !
- Mais je n’ai fait qu’acheter un bilboquet ! s’écria Bertrand-Gérard, quelque peu surpris.
- Un bilboquet, certes ! dit le deuxième chevalier.
- Un produit Made in China, certes ! dit le troisième.
- Point du tout, se défendit BG, c’est du Made in Germany ! »
Un tonnerre de reproches accompagna cette déclaration. Le chef des chevaliers reprit la parole : « Il suffit, chien capitaliste ! Nous défendrons la balance commerciale de notre pays ! Pour tes crimes, tu seras châtié ! Nous allons maintenant t’emmener dans notre domaine de Mont-Bourré pour te donner une leçon de redressement productif !
- Je ne me laisserais pas faire, je suis armé ! s’exclama BG en agitant son bilboquet.
- Pour Dieu et le Made In France ! tonnèrent les chevaliers.
Le combat fit long feu, et s’il parvint héroïquement à faire pencher de côté le heaume d’un de ses assaillants avec sa grosse boule de bilboquet, un bon coup de patate gantée dans sa gueule le laissa inconscient.

Quand il se réveilla, il était ligoté, posé en travers de la selle de sa mule, qui suivait les chevaliers. Il se rendit compte qu’il était arrivé devant une grande cité, en haut d’une colline. Un grand tintamarre en sortait. « Mont-Bourré » précisa l’un des chevaliers. Avant de franchir les murs, des gens d’armes les rejoignirent. Ils portaient l’insigne « DOUANES » sur leur uniforme. Les chevaliers leur donnèrent le bilboquet : « Messieurs, nous avons intercepté un trafic clandestin sur notre territoire. Heureusement, nous avons pu arrêter le fauteur de troubles.
- Cela est heureux, dit le chef des douaniers. Ce bien sera soumis à des tests de contrefaçons. Qu’en est-il de la marchandise que vous ramenez ?
- C’est le fauteur de trouble, un prisonnier.
- Toute importation génère des frais, messieurs. Mais nous verrons cela plus tard. Rentrez. »

Les portes s’ouvrirent et BG rentra dans Mont-Bourré.

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Dim 17 Aoû - 12:33

Chapitre 3 – Le roi Renault

Il advint donc que Bertrand-Gérard fut ligotée, mis à dos de mule et emmené dans la citadelle de Mont-Bourré.

La ville, installé sur un versant du Mont-Bourré (d’où son nom), tenait en de vastes escaliers parallèles qui reliaient les terrasses aménagées et concordaient vers le palais du Roi. Ses murs étaient hauts et forts, l’orgueil de la région.
Alors qu’ils montaient, les passants étaient interloqués par la tenue de Bertrand-Gérard (qui pourtant ne payait pas de mine après tant de chevauchées) et par le bilboquet qu’il portait. Interrogeant un de ses geôliers, on lui expliqua avec une certaine fierté que la cité était socialiste protectionniste, pour garantir un emploi à tous les gens de la cité.
- Et ça marche ? demanda BG. De ce que j’en vois, je vends portent des pantalons en guise de chemises.
- Oui, mais le tailleur est sourd et aveugle, il ne comprend pas ce qu’on lui commande.
- Mais alors allez chez un autre tailleur !
- Et laisser ce pauvre hère sans travail ? On voit bien là l’esprit des mondialistes, vous êtes de vrais petits cons ! s’exclama le chevalier.

Enfin, ils arrivèrent au palais, qui portait sur son fronton la marque du lieu : un losange gris sur fond jaune. « Tremble, manant, lui souffla un chevalier, car te voici devant les armoiries de la Maison de Renault, notre roi bien-aimé. Sa famille fabrique et vend des calèches sur tout le continent ! »
Ils entrèrent dans le bâtiment en débouchèrent céans dans la salle du trône où était avachi un gros lardon (élevé en France) : le roi Renault Bourremont. A sa droite se tenait son plus fidèle conseiller, un fût de bière Kronenbourg (brassée in France). Car on dit que le roi de Mont-Bourré est le Prince des Ivrognes.
Le chef des chevaliers de Montebourg s’avança et salua : « Votre Grâce, nous avons capturé dans les landes vil serf qui faisait transaction avec un individu avec un commerçant qui ne déclarait pas sa TVA. Nous avons donc appréhendé l’acheteur. »
Le roi se redressa quelque peu, visiblement rendu ivre par son conseiller. « Le chenapan ! Deux semaines de cachot pour lui ! Quel est ton nom ?
- Bertrand-Gérard, répondit timidement celui-ci.
- Bertr... quoi *hips* C’est trop long ! Emmenez BG au cachot ! Capitaine, je vous *hips* donne la garde de ce prisonnier ainsi que de son éducation bourremontienne. Pour votre bon travail, je vous confère aussi 10 000 pièces d’or. » Les yeux de Bertrand-Gérard s’écarquillaient : une belle somme ! Lui qui touchait péniblement 150 pièces par mois avec son SMIC. Le capitaine était visiblement tout aussi ravi. « Maintenant, emmène le prisonnier à sa cellule, et qu’on m’amène un nouveau conseiller ! dit-il en secouant son fût vide. »

Le capitaine commença à traîner BG dans les couloirs secrets du palais. Là ils rencontrèrent quelque frêle personnage, tout de noir vêtu, portant un insigne « Inspecteur de Impôts ». Il leur adressa un large sourire, enfin surtout au capitaine en fait.
- Bonjour Messire, je viens d’avoir vent d’un don de Sa Majesté à votre égard. Je viens régulariser cela.
- Faites donc, Monseigneur, dit le chevalier, qui ne cachait plus sa joie.
- Voici donc l’acte de remise, à donner à votre banque. Mais maintenant, on a changé de nom, ça s’appelle un « chèque ».
- Parfait !
- Il reste encore deux-trois détails à régler. La taxe sur les dons du Roi vaut pour 50% du montant perçu.
- Mais alors, dit Bertrand-Gérard, pourquoi le roi ne lui en a pas donné seulement la moitié ?
- Un esprit mondialiste ne peut comprendre le socialisme, répondit l’Inspecteur. Ce n’est pas tout, Messire, avec ce nouvel apport de capital, vous avez atteint une nouvelle tranche de votre impôt sur le revenu ; vous êtes aussi dès lors assujetti à l’impôt sur la fortune. Enfin, une loi sur une taxe à 75% vient de passer. Il faut donc de l’appliquer.
- Mais alors, combien est-ce qu’il me reste ? demanda le capitaine, décomposé.
- Vous nous devez un million de dollars !
- Mais fuck le socialisme !

Au même instant, un même instant du hall et héla le capitaine : « Capitaine ! Capitaine ! La cité est attaquée, le Capitaine Fromagère est à nos portes, avec toute son armée de fromages blancs ! »

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Mer 20 Aoû - 23:01

Chapitre 4 – Le capitaine Fromagère



Avec grande précipitation, le chevalier mena Bertrand-Gérard dans un cachot du donjon. « Sacrebleu, s’exclama celui-ci, pourquoi maintenant ? Cela fait des semaines que nous étions en paix ! Attends ici, prisonnier, nous verrons ton sort après avoir rejeté plus loin cette vermine ! » A cet instant précis, l’auteur de ce texte met une ellipse temporel d’un suspense intenable, laissant se battre seuls les gens d’armes de Mont-Bourré contre l’envahisseur, sans narrateur pour conter leurs exploits.

Bertrand-Gérard, de sa cellule, entendait le tumulte mais n’arrivait pas à distinguer lequel des deux camps l’emportait. Après quelques temps cependant, le calme se fit, puis des pas se firent entendre dans le donjon. Le chevalier reparut, mais il avait piètre allure, fait prisonnier par un homme de haute taille, portant une tenue de combat jaune crotte. « Voici donc le dénommé BG ? demanda ce dernier.
- Lui-même, répondit le chevalier, quelque peu secoué.
- Alors, libère-le, je vais le mener à mon suzerain. »
Sans plus discuter, le chevalier libéra Bertrand-Gérard, et l’autre lui fit signe de le suivre.

Ils traversèrent la ville, et voyait l’ennemi qui ligotait les soldats de Mont-Bourré par paquet de dix. Tous les envahisseurs avaient la même gamme de couleur jaune sur leurs blasons, et leurs armoiries étaient fort étranges, et semblaient être à trous.
Sortant de la ville, le soldat mena Bertrand-Gérard devant un homme très grand, assis sur la chaise du commandant. Il était richement vêtu, sa cotte de maille semblait d’or pur. Il portait un heaume décoré avec goût, si ce n’était le morceau de fromage forgé dans le métal du heaume. Celui-ci (le commandant, pas le heaume) ne cachait pas sa surprise à voyant arriver Bertrand-Gérard.
- Qu’est-ce que ceci, chevalier de Gruyère ? dit-il.
- Le nommé BG, que vous m’avez mandé chercher, dit ce dernier en s’inclinant.
- Nom d’un petit suisse, mais qui est-tu toi ? demanda-t-il à Bertrand-Gérard ?
- Je m’appelle Bertrand-Gérard, monsieur... monsieur ?
- Capitaine Fromagère. J’avais eu vent que les gens de Mont-Bourré avaient kidnappé un certain BG, je croyais qu’il s’agissait de mon oncle Bleu de Gex, tout le monde le surnomme comme ça. Et puis dès qu’on tente d’en exporter, ces salauds de Mont-Bourré nous mettent des taxes au cul ou nous font une rétention de marchandises, je croyais que c’était encore le cas.
- Mais non, je suis là, dit un homme à quelques pas du capitaine Fromagère. »
Le capitaine se tourna vers lui, le contempla quelques instants et fit « Ah oui, merde, t’es là BG. Du coup, on a meulé la gueule aux Monts-Bourré pour rien ?
- Ah ça c’est vrai qu’on leur a mis une tome dans la face ! dit un autre.
- Mais alors que fait-on de lui ? demanda Bleu de Gex.
- Ben on l’a libéré, alors autant le ramener, conclut Fromagère.
- Bien aimable à vous, dit Bertrand-Gérard.

Alors ils rendirent à Bertrand-Gérard sa mule de guerre, et ils firent chemin vers le pays du capitaine Fromagère. Bertrand-Gérard eut cependant l’occasion de discuter un peu avec son hôte : « Je suis le capitaine Fromagère, mais on m’appelle aussi le franc-comte, car mon domaine est vaste et se nomme le Comté A.O.C. (Appellation Origine Contrôlé). Notre roi, le Lai Hékrémé, règne sur un plus grand domaine.
- Et quelle est la particularité de votre pays ?
- Comme tu peux le voir, dit Fromagère en tendant le bras vers un cheptel d’ovins dans un pâturage, il y a beaucoup de grosses vaches.
- Un peu comme ta mère, lança le lieutenant Dorhinel, l’œil brillant.

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Jeu 21 Aoû - 12:09

Chapitre 5 – Le tournoi


Ainsi il advint que Bertrand-Gérard, sauvé par le capitaine Fromagère, rentra avec lui dans son fief du Comté A.O.C. Le capitaine Fromagère expliqua : « Voici la capitale du comté : Beau-Fort. Loin au sud, se dressent les fameux Riches-Monts et la montagne à l’ouest qui se dresse se nomme le Mont d’Or. Ici, nous sommes à la porte d’entrée de la vallée de l’Abondance. Les murs de la cité sont faits de pâte pressée, et pour rejoindre mon château nous allons traverser la Chaussée aux Moines. »
Le château Fromagère était fier et digne, et l’on donna à Bertrand-Gérard une chambre, et on le soigna autant qu’une jouvencelle avant son mariage.

Quelques jours plus tard, le capitaine Fromagère le manda dans ses appartements pour s’enquérir de l’histoire de son hôte. Bertrand-Gérard lui conta tout par le menu, de son expédition vers la fée du Registre à sa capture par les chevaliers de Montebourg. Quand il eut terminé, le capitaine s’exclama : « Ma foi, votre histoire me semble tenir debout aussi bien qu’un bébé de 2 mois en chaussons sur du verglas durant un tremblement de terre ! » Là il se leva, et mit un vinyle de AC/DC dans la platine. « Ca roquefort ! » s’exclama-t-il, jovial.
« Cher capitaine, dit alors Bertrand-Gérard, je vous suis bien gré de tous les bons soins que vous me prodiguez, je ne sais pas comment je peux vous payer pareil service.
- Mon ami, si vous vous plaisez ici, je vous propose d’entrer à mon service pour défendre mes terres, celles d’un fromage bon et artisanal, si vous en avez envie.
- De l’eau-de-vie, j’en ai à revendre !
- Parfait ! Mais vous allez devoir prouver votre valeur à mes vassaux, et vous illustrer au combat. Un tournoi a justement lieu dans quelques jours, il me plairait que vous y participiez !
- J’accepte, messire !
- Fantastique, partageons alors la planchette de l’amitié ! »
Un domestique vint alors apporter alors une large planchette de toutes sortes de fromages. Alors qu’il dégustait, Fromagère fut pris d’un violent éternuement : « Je vous brie de m’excuser, un chèvre me fait toujours cet effet. »

Quelques jours plus tard, le tournoi commença. Les joutes étaient hautes en exploits, les dames chatoyantes, et ça fleurait bon les pieds. Forcément, Fromagère avait ramené du corse.
Dans l’arène, les insultes volaient : « Tu n’es qu’un emmental râpé, Quental, ce n’est que lorsqu’on vous réunit, toi et toute ta famille de jaunes, et que vous met dans un sachet Président format familial, que vous avez de la valeur, 2,53€ chez Leclerc ! tonna un chevalier à son adversaire
- Si moi je suis un président, toi tu n’es que le trou du cul, tas de merde ! se moqua l’autre. »

Enfin ce fut au tour de Bertrand-Gérard. Son adversaire semblait peu commode, il n’était pas très grand, mais trapu et de lui se dégageai grande violence.
« Salut, celui qui a été sauvé par notre capitaine ! J’ai eu vent de ton histoire, tu n’es qu’un pélardon et un pleutre. Je vais t’empêcher de rejoindre nos rangs, moi, le chevalier de la Lame Tranchante qui coupe® !
- Y avait-il besoin de le préciser si elle est tranchante ?
- Silence, par Saint Agur ! »
Le page se plaça entre les combattants pour expliquer les règles : « Vous choisissez vos armes ! Ceci est un combat à mort !
- Un combat à mort ? s’exclama Bertrand-Gérard. Mais je n’en savais rien !
- Il y avait un paragraphe en petits caractères, c’est pour ça. Quelle arme choisis-tu, challenger ?
- Le bilboquet ! dit BG après réflexion.
- Voilà une arme peu conventionnelle ! s’étonna le page.
- Qu’on lui apporte un bilboquet ! cria le capitaine de sa tribune.
- Oui ? se leva dans la foule Bilbo Sacquet, croyant être appelé.
- Ta gueule Bilbo, retourne dans ton trou ! fit le capitaine.
- Oh, c’est vraiment de la merde la Comté en fait, fit-il en se rasseyant. Je vais m’en aller avec un vieux schnock de 90 balais tiens !
- Et vous ? demanda le page au Chevalier de la Lame Tranchante qui coupe® (abrégeons-le CLTQC)
- Un éplucheur à carottes ! »
Stupeur dans l’assistance. Le page murmura à Bertrand-Gérard : « Prenez garde, personne ne l’a jamais vaincu quand il brandissait son éplucheur ! » Les écuyers apportèrent les armes et le combat put commencer. Le CLTQC fondit sur son adversaire, mais ne parvint pas au contact car Bertrand-Gérard agitait furieusement son bilboquet pour l’empêcher d’approcher. Son ennemi se contentait pour l’instant de donner des coups dans le vent avec son Willy Waller 2006.
Alors BG tenta un assaut et lança la boule du bilboquet vers le chevalier, mais il se fendit, passa sous la grosse couille comme un juif ayant vu de l’argent et porta un terrible coup d’estoc d’éplucheur… qui ne traversa pas la cotte de maille. Du coup, BG lui mit une grosse mandale dans la gueule, « lui meuler la gueule » comme disent les gens du coin. Le CLTQC chuta comme un obèse de 300kg. « Pitié, demanda le chevalier ! J’ai une cave à fromages et des enfants qui m’attendent !
- Quand je me serai occupé de toi, il ne restera qu’un morceau de camembert !
- Pitié !
- Bon ok, d’accord. »

Une ovation suivit la décision de Bertrand-Gérard. Le capitaine Fromagère descendit et dit « Par ta pitié en ce jour, tu as mérité ton titre de chevalier sous mes ordres. Je te rends aussi ton surnom BG, mais on t’appellera le Bilbo-Gay, parce que tu n’as pas réussi à achever ton adversaire, faisant de toi une grosse tapette. Que l’on peigne ta mule de guerre de rose, en signe de ton ralliement à la cause homosexuelle !
- Mais messire, j’ai l’impression de l’avoir un peu dans le cul, là.
- C’est justement ce que me disait ta mère hier soir, fit le lieutenant Dorhinel, l’œil brillant.

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Ven 22 Aoû - 18:08

Chapitre 6 – La guerre


Après son triomphe au tournoi, il advint que sur ordre du capitaine Fromagère, El Pedro fut teint en rose. Et ainsi, lorsqu’il chevauchait au milieu de ses frères d’armes, armé de son bilboquet, tout le monde le reconnaissant de loin et son nom devint le symbole de la gaieté badass.
Or, il advint qu’un jour, le Seigneur Heudebert de la Pâte Pressé émergea et renversa les Camemberts. Il s’autoproclama roi de tous les Bleus. Et il fit suivi : Bleu d’Auvergne, Bleu de Corse, Zidane et Ribéry. Mais l’un d’eux résistait encore et toujours à l’envahisseur, Bleu de Gex, qui restait fidèle au capitaine Fromagère.
Alors Heudebert rassembla son armée, et bien qu’ils soient des bleus, ils n’étaient pas trop nuls. Il marcha sur le Mont d’Or avec son armée de gens à moitié moisis. La forteresse fut prise, car tout le monde était parti passer des vacances en Savoie manger de la tartiflette. Mais Fromagère ne pouvait se laisser faire, alors il rassembla sa propre armée et alla vers l’ennemi.

Enfin, ils arrivèrent devant le fort, qui était réputé imprenable en automne. Fromagère héla le maître des lieux : « Heudebert, montre-toi ! » On entendit alors le son d’un papier fraîcheur qui s’ouvre, puis un homme apparut en haut des murs, richement vêtu et biscotte à la main.
- Diantre, si ce n’est pas Fromagère ! Que viens-tu faire par ici ? Récupérer la cité ? Fou que tu es, le Mont d’Or est désormais mien, et quand les gens reviendront de leurs congés payés, ils seront licenciés et toucheront les ASSEDIC, à tes frais, Fromagère !
- Tu es une ordure, Heudebert ! Ta mère t’a affiné 9 mois dans son ventre, mais le petit-lait était mauvais dès le début ! Je vais reprendre cette forteresse.
- Mais je te la rends avec plaisir, contre mon sujet Bleu de Gex !
- Il est avec moi, et tu le sais !
- Tu n’es qu’une Cracotte, Fromagère, tu te casses quand on te tartine, alors tu crois pouvoir reprendre ce fort ?
- Certes, car j’ai avec moi Bilbo-Gay, prends peur !
Alors Heudebert prit peur, et alors que le camp fromager posait son camp, il renforça les portes et les murs avec du pain de mie.
Le lendemain matin, Bilbo-Gay alla vers les murs et agita son instrument tel un hélicoptère. Les ennemis furent horrifiés. Ensuite seulement, il s’arma de son bilboquet et fracassa la muraille, les défenseurs étant toujours sous le choc du spectacle précédent. Repoussant Heudebert, il s’empara de son paquet de biscottes et les tartina avec les Bleus. Quand à Ribéry et Zidane, il lança un ballon au-dessus des murs, et dans leur espoir de le reprendre par une tête, se la fracassèrent contre les murs.

Là, Heudebert se dressa contre lui. « Tu ne me vaincras pas, je suis de la famille des Pelletier, le plus fin épi de tout le champ de blé !
- Et moi, dit Bertrand-Gérard, j’ai un bilboquet six coups. »
Alors il fit feu, vida son chargeur et laissa sans vie la dépouille de l’homme. Puis il sortit, torse nu et tout transpirant, porter la victoire au-devant du Capitaine Fromagère. Celui-ci, impressionné, dit : « Tu es un homme fort, armé de ton bilboquet, aussi on te surnommera maintenant Rambo-Gay. Combien de coups lui as-tu mis ?
- Autant qu’à ta mère hier soir, dit Rambo-Gay, se tournant vers Dorhinel, l’œil brillant.

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Dim 28 Sep - 15:53

Enfin une suite... La fin est proche.

Chapitre 7 – L’épidémie


Après avoir vaincu Heudebert, le Prince de LU, Bertrand-Gérard resta durant de nombreux mois au service du capitaine Fromagère comme chèvralier (NDLR : prononciation locale). Il s’illustra à de nombreuses batailles et participa à de nombreuses fondues. Et sa gloire en tant de Bilbo-Gay grandit avec sa gaieté, et bientôt même le Lai Hékrémé eut vent du serviteur de Fromagère.
C’était une période faste, le lait coulait à flot, les caves étaient pleines, et le peuple, malgré son excès de cholestérol et ses infarctus chroniques, la population était heureuse. Pourtant, cela n’allait pas durer.

Un jour vint du nord un homme appelé Franck Riboud. Il était vêtu du classique costume cravate du pays des Gens Chiants. Il dit être PDG du groupe Danone, et avait entendu parler du Comté A.O.C. et de ses grosses vaches. Les villageois, tout affables qu’ils étaient, lui montrèrent sans ambages leurs produits et leur cheptel, dans lequel ce dernier se trouvait très intéressé. « Vous avez du pot d’en avoir des comme ça, ça doit faire pas mal de yaourts. » Mais cette blague était nulle et n’a rien à voir avec notre histoire.

Or donc il advint qu’un mal étrange remonta du sud. On disait que là-bas les hommes avaient été possédés par le Diable, déambulant stupidement dans les rues, ils dévoraient le cerveau de leurs congénères. Et ce qui devint arriver arriva : le virus contamina les vaches. Ce fut la plus terrible catastrophe que connut la contrée durant des siècles : la maladie de la vache qui rit. Le poil des bovins roussit vers une couleur Ferrari, ils étaient toujours hilaires et ne donnaient plus de lait. A la place, ils chiaient des Babybel et on retrouvait souvent des paquets de Vache qui Rit qui pendouillaient à leurs oreilles.

Au pays du Comté A.O.C, le malheur était immense. Ce fromage industriel semblait être une punition céleste et le peuple se mit à dépérir rapidement. Les adultes pleuraient leurs fromages tandis que les jeunes s’empiffraient de goûter Kiri à la cour de récréation.
Aussi, le courageux capitaine Fromagère, plein de bon sens, décida que pour renvoyer d’où il venait la maladie de la Vache Qui Rit, il convenait de se hara-kiri en rémission de ses pêchés. Fromagère libéra tous les hommes à son service avec de s’enfoncer la lame dans le bide. Tout le monde applaudit la meilleure décision prise par Fromagère de tout son quinquennat.

Cependant, la noblesse ne parvint pas à résoudre la succession de Fromagère ; la guerre civile éclata et les caves à fromage où étaient entreposés les derniers roqueforts devinrent des trésors défendus par des châteaux-forts. Car donc ce pays, la pierre était moins chère que le fromage.

Bertrand-Gérard cependant décida de rester en dehors de tout cela. Il fit alors grand blasphème, mais ne le savait vu que ce n’était pas un local : il tua un bovin pour le manger. Car oui, les productrices du lait nourricier étaient sacrées dans le pays, et la vachophagie un crime puni de mort. Ce régime alimentaire lui permit de conserver ses forces, mais il fut pourchassé pour traîtrise par les différents camps. On déclara même que celui qui parviendra à ramener sa tête deviendrait le nouveau capitaine du Comté A.O.C. Une véritable vendetta s’organisait contre lui. Il était assez facile à trouver vu que sa mule de guerre était peinte en rose. A chaque embuscade pourtant, Bertrand-Gérard parvint à tenir ses ennemis en respect à l’aide de son bilboquet.

Pourtant, une embuscade terrible l’attendit une fois, dans un passage étroit entre deux courtes falaises. BG portait une peau de vache pour se chauffer et évoluer à couvert. Là, il fit prit à revers, et ne put s’échapper. Et devant lui, se dressait un ennemi terrible : le Lieutenant Dorhinel.
« Bilbo-Gay ! Incestueux que tu es ! Je vois que tu as enfilé ta mère, toute peau de vache qu’elle soit ! Mais je ne vais ramener ta tête et ta mère à monseigneur de Montbriac, le vrai héritier de Fromagère !
- Vos affaires ne me concernent plus, Dorhinel, je quitte ce pays !
- Tu as fait blasphème en mangeant du steak, nous ne pouvons te le pardonner. En garde ! »
Les deux hommes échangèrent des coups. Si Bertrand-Gérard était plus grand et fort que son rival, celui-ci était plus rapide et technique, et Dorhinel le toucha de nombreuses fois. BG cependant, le fit reculer jusqu’à la sortie de la gorge profonde. « Morbier ! Bleu tu n’es point, Bertrand-Gérard, mais de toi je triompherai car…
- Attention, là, un truc !
- Est-ce que tu me crois vraiment si crédible que…
- *schtrouch* TCHUUU TCHUUUUUUUUUUUUUU, fit le train qui le train qui posait par là.
- C’est ce que j’essayais de te dire, tu étais sur la voie, dit Bertrand-Gérard à une flaque de sang. »

Là Bertrand-Gérard remonta sur El Pedro, sa mule rose et toujours armé de son bilboquet, sema ses ravisseurs et quitta le Comté.

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Lun 29 Sep - 17:01

Chapitre 8 – LOST


 
 
Bertrand-Gérard se perdit. Mais genre complètement. Il avait une carte, mais ça c’était avant. Depuis, il avait fait sa grosse commission et l’avait utilisé pour s’essuyer... Parce que Bertrand-Gérard il était un peu con parfois.
 
Du coup, BG arriva dans une forêt. Tout heureux de cela, il se mit à cueillir des myrtilles en se disant qu’il allait faire une tarte en rentrant. Son seau n’était pas plein qu’il fut encerclé par une petite troupe d’archers blonds à longs cheveux et à belle figure, qui pointaient tous leurs arcs bandés sur lui.
- Bonjour, fit Bertrand-Gérard, vous aussi vous cueillez des myrtilles ?
- Non, pauvre fou, fit le capitaine d’un ton altier. Tu as saccagé le domaine de la reine Marvailh, notre reine ! Pour cela, tu devras subir son châtiment… Ah mais qu’est-ce que cela, est-ce ta mule que je vois là ? Pourquoi est-elle rose ?
- C’est bien ma mule, El Pedro. Elle fut peinte ainsi suite à ma victoire contre un adversaire terrible.
- Tu veux dire que tu es, comme nous, militant de la cause homosexuelle ?
- Je me le suis laissé dire, car on m’a appelé Bilbo-Gay.
Grande liesse dans la petite troupe. Les archers baissèrent leurs arcs et prirent un air un peu bizarre en se léchant les babines.
- Parfait, fit alors le capitaine, soudain réjoui, viens avec nous !
- Il y a des myrtilles là-bas ? fit BG.
- Oui plein ! Des grosses comme ça ! répondit le capitaine en montrant quelque chose de la taille d’une boule… de billard.
Les autres membres de la troupe ricanèrent.
 
Alors les elfes le menèrent dans leur ville, Trou-du-Cul-Sur-Forêt. Une belle cité, où les habitants vivaient dans les arbres et toutes choses étaient faites en lien étroit avec la nature. Là, la patrouille mena le prisonnier dans le palais de la reine. Il fut mené aux pieds de la souveraine, la reine Marvailh, une délicieuse créature au visage angélique avec longs et brillants cheveux noirs. Sa robe d’argent touchait terre et mettait en valeur sa silhouette. Silhouette fine, forcément, parce qu’on ne grossit pas en bouffant du gazon. Elle se déplaçait avec grâce, et tout en elle transpirait l’autorité, surtout les aiselles.
Le capitaine annonça : « Ma reine, nous avons pris ce bon à rien la main dans le sac entrain de cueillir des myrtilles sur les terres de Sa Majesté !
- Le bâtard ! fit celle-ci. Mais dites-moi, avez-vous récupéré le seau de sa récolte au moins ?
- Euh… eh bien non… c’est que dans la précipitation…
- Alors retournez le chercher et faites une tarte, babtous !
- A vos ordres, Votre Tyrannie ! » fit le capitaine en s’inclinant puis en glissant, d’un sourire malicieux :« A plus tard » à un Bertrand-Gérard très étonné.
 
Laissé seul à seul avec la reine, celle-ci s’approcha de lui. Près, très près. Bertrand-Gérard pouvait sentir son haleine de Holywood chewing-gum menthe douce en même temps que ses mains baladeuses sur son torse.
Mais la reine, reprenant contenance, s’éclaircit la voix et dit : « Mais dites-moi, qu’est-ce qui vous a amené dans notre forêt en premier lieu ?
- Eh bien je cherchai mon chemin jusqu’à Administratown, mais je me suis perdu.
- Ah ben oui machinou, c’est pas la porte à côté en plus ! Venez avec moi dans mes appartements privés, je vais vous donner une carte ! »
Aussi, Bertrand-Gérard la suivit jusqu’à la chambre de la reine. Elle se pencha pour ouvrir son coffre personnel, écartant sa robe d’argent et révélant ainsi sa chaaaaaaaaaatchouuum (désolé, c’est le pollen). Elle tendit alors la carte à Bertrand-Gérard :
- Alors, aventurier, tu appréciais la vue ?
- Oui oui, la déco ici est très sympa. J’aime bien le meuble IKEA là ! »
Elle jeta alors BG sur le lit, puis sautant sur lui susurra : « Et maintenant que tu as ta carte, je veux que tu me fasses l’amour, tous les mecs ici sont tous tellement beaux mais aussi TELLEMENT GAYS BOYDEL ! J’en peux plus j’ai besoin d’un peu de… chaleur masculine !
- Impossible, fit Bertrand-Gérard la repoussant, on ne dira point que j’eusse goûté le fruit interdit ! ADIEUUUUUUUUUUUUUUUU »
 
Là Bertrand-Gérard sauta par la fenêtre, laissant planer sur la ville les cris de désespoir de la reine. BG récupéra sa mule de guerre El Pedro, dévalisa une boulangerie, mangea de la tarte aux myrtilles puis partit à bride abattue vers Administratown, armé de sa nouvelle carte, en se promettant ce coup-ci, de ne pas faire caca avant d’arriver.

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Mer 1 Oct - 9:39

Chapitre 9 – Le siège

 
 
Après avoir parcouru tant d’aventures, Bertrand-Gérard arriva en vue d’Administratown, avec sa nouvelle carte.
Malheureusement pour lui, la cité était assiégée par l’armée rouge. A l’arrière-garde, les chœurs chantaient les hymnes militaires de la déchue URSS tandis que l’artillerie pilonnait les murailles éternelles. A l’avant, de jeunes marginaux trotskystes, avec leurs t-shits Che Guevara, un peu losers, jetaient des cailloux de la porte principale à grands cris de « Jetez à bas le capitalisme ! » ou encore « Communisme triomphant ! ».
 
C’est au milieu de ce capharnaüm que rentra Bertrand-Gérard, sur sa mule de guerre rose.
Il fut rapidement interpelé par un garde tenant une kalachnikov :
- Hé, toi là ! Que viens-tu faire sur ce champ de bataille ?
- Par ma foi, je me rendais à Administratown ! Que se passe-t-il ici ?
- La cité des nantis et de la finance va être balayée d’ici sous peu ! Le peuple de toute la région s’est soulevé afin de mettre fin aux privilèges de ces élites, qui nous exploitent sans vergogne !
- Quels genres de privilèges ?
- Ils ont des PS4 pour FIFA 15 et pas nous, fit-il, les larmes aux yeux. Fort heureusement, le chef de l’armée rouge, le général Borav, nous mènera à la victoire ! Et nos ennemis pleureront des larmes de sang !
- J’aimerai bien voir ce fameux général ! Conduis-moi !
Alors le soldat le mena dans le dédale d’un immense campement jusqu’à la tente de commandement, où le général Borav étudiait une carte de la région avec quelques-uns de ses lieutenants.
- Général Borav, fit le soldat ayant conduit BG, j’ai avec moi un homme venu sur une mule rose et qui souhaite entrer dans Administratown !
Un homme de haute stature, habillé à la militaire, se redressa. Il portait moult décorations militaires, et BG reconnu la Médaille du Courage, l’Étoile du Grand Commandement et l’Étron de la Légion Étrangère (tous des congolais parachutés dans la division).
- Je sais qui tu es, dit le général en s’avançant lentement vers lui, tu es Bilbo-Gay, le plus célèbre manieur de bilboquet de toute la Terre du Milieu ! Je suis heureux de te compter parmi nous !
- Non, je suis juste là pour changer mon prénom, je dois rentrer à Administratown.
- Mais mon ami, tu ne dois pas croire les mensonges de cette administration pervertie par le pouvoir et l’argent. Contre elle se dresse tous les opprimés de ce pays, réunis sous la seule bannière d’une société nouvelle, où chacun sera libre et égal ! Rejoins la lutte !
- Vous voulez dire que tout le monde sera général ?
- Ah non, faut pas déconner, je reste le dictateur. Mais tu es chanceux, car j’ai envoyé des messagers engager des pourparlers avec le maître de la cité ! Il ne devrait pas tarder à nous répondre. Reste avec nous, guerrier, ton aide pourra nous être précieuse si l’ennemi utilise l’arme nucléaire. Si tu nous suis, tu pourras accomplir ta quête.
Alors BG décida de demeurer avec le général demeuré, qui ne disait pas que des conneries, car en effet, le maître de la cité sortit quelques heures après. Un long cortège de moines chantant la Kyrie des Gueux, précédé d’une grande croix sortit des portes gigantesques d’Administratown. Suivant le cortège, le maître de la cité en papamobile s’arrêta sur le terrain entre le campement boravien et la cité.
 
De son véhicule descendit un jeune homme en habits de moine, très grand, très mince, les cheveux coupés courts. Il s’avança vers le général en arborant un air arrogant. A la gauche du général, BG suivait la scène avec intérêt. « Salut, Hames ! héla le général. Voilà que tu décides enfin à montrer le bout de ta coiffe mouahaha ». Les lieutenants regardèrent le général d’un air perdu. Celui-ci se tourna vers eux : « C’est amusant parce qu’il n’a pas de cheveux !
- Ha ! firent les lieutenants en cœur.
- Si tu m’as fait venir juste pour rire de mon appareil, sache que la colère de Dieu s’abattra sur toi sans pitié !
- Point du tout ! Je te propose de te rendre et tu seras bien traité, toi et tout ton clergé !
- Cela est négociable ! Je me rends, mais en échange, tu envoies les stats !
Borav blêmit.
- Mais heu… n’y-a-t-il pas autre chose que…
- Les stats ou rien ! D’ailleurs qui est ce type à ta gauche ?
- Haha c’est Bilbo-Gay, fit Borav, reprenant contenance, mon arme secrète. Prends peur car nulle arme n’est plus terrible qu’un bilboquet entre ses mains.
- Dis-moi Bilbo-Gay, demanda Hames, nullement impressionné, ce nom signifie-t-il que tu as rallié la cause homosexuelle ?
- Je me le suis laissé dire, répondit BG.
- HAHA Borav, es-tu de connivence avec cet homme et ses idéaux ? Je ne traiterai pas avec quelqu’un qui approuve un sale gay dans ses rangs !
Là les deux hommes s’insultèrent copieusement, à grands renforts de « Chien du FN », « Antifa primaire », « Suce-curés », « Stalinien débile » et « Poulet ».
 
A cet instant, BG en eût marre. Alors il sortit son bilboquet et s’avança vers les deux hommes à la stupéfaction générale.
- Bon, maintenant ça suffit les conneries !  fit-il en agitant son arme de dangereuse manière.
- On ne frappe pas un homme d’église voyons ! eût le temps de dire Hames avant de se manger le bilboquet dans sa gueule.
- Bravo, fit Borav, maintenant…
- Et toi aussi ta gueule !
Et bim, les deux chefs se retrouvaient battus à mort, à terre. Les gens d’Administratown reconnurent BG comme nouveau patriarche et l’armée rouge comme nouveau général. BG dit : « Ok, maintenant câlins et champignons, on arrête de se foutre sur la gueule ! »
Un tonnerre d’applaudissements accueillit ses propos. On tonna « Vive Bilbo-Gay ! » ou encore « BG nous apporte la paix ! » Puis tous firent le salut hitlérien : o/

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MessageSujet: Re: Le conte de Bertrand-Gérard   Ven 3 Oct - 17:52

Chapitre 10 – God of War

 
 
Ainsi donc il advint que Bertrand-Gérard devint le grand Général-Patriarche d’Administratown. Il pénétra dans la ville, enfourchant El Pedro, sa mule de guerre rose, qui a vécu avec lui tant d’aventures épiques. La foule se pressait dans les rues, acclamant le nouveau souverain. On lui lança des pétales de rose, les jeunes filles lui firent des bisous (vu qu’elles ne pouvaient espérer plus, la rumeur de sa gaieté l’ayant précédé). Le peuple lui fit ainsi une haie d’honneur jusqu’au bureau de la Fée du Registre, fin de la quête du grand Bertrand-Gérard à travers le pays du n’Importe-Quoi.
 
Alors qu’il avançait vaillamment, suivi par les chars blindés triomphants de l’armée rouge (pour eux, ils avaient gagné), de la foule surgit une petite dizaine d’individus, louches et armés jusqu’aux dents. Ils se mirent sur le chemin de BG, le forçant à faire halte.
- Vous n’avez guère le droit de faire obstacle à ma route, manants, je suis votre nouveau roi !
- Je suis un nazi pédophile, j’ai tous les droits ! s’exclama l’un d’eux.
- Enfant ! psalmodia un autre, l’air flamand.
- Ta gueule Koratos et défonce-lui son trou du cul ! fit le premier.
- Mon dieu mon dieu, s’exclama la foule, c’est la brigade des GDFDONPPJI !
- Les quoi ?
- Les gens du forum dont on n’a pas parlé jusqu’ici !
- Ha bon.
- Je pense que l’on a aussi notre place dans cette histoire à la con, dit Arkantos, alors on va se battre contre toi pour t’empêcher d’atteindre ton objectif débile.
 
Là les bonhommes se ruèrent sur BG. MKI lui lança un tentacule séché en criant « Vive le yuri ! » ; Silvio descendit son pantalon et prépara ses munitions ; Koratos poursuivit un enfant dans la foule ; Aedhr sortit sa bourse pour corrompre les membres de l’armée rouge, Temudhun fit un référence historique improbable, Arzgluf jeta des pages du Capital de Marx et donc les chars explosèrent ; Arkantos se jeta seul sur BG vu que tous les autres faisaient n’importe quoi. Bilbo-Gay déchaîna contre lui sa violence, explosant sa cervelle sur le pavé fraîchement nettoyé, calmant de suite les autres.
- Bon allez vous êtes gentils, mais ça suffit les conneries maintenant ! fit le général-patriarche. Messieurs, veuillez vous saisir de ces importuns !
Là, des policiers en uniforme anti-émeute immobilisèrent ces vils individus, les ligotèrent et les menèrent en prison. Beregil, de son côté, n’avait pas participé et regardait ça de loin avec un certain amusement.
 
Bertrand-Gérard reprit alors sa route vers la Fée du Registre, sentant sa gloire approcher à grand pas. Mais alors qu’il parcourait la dernière ligne droite, la terre se mit soudainement à trembler, le tonnerre tomba et une lumière inouïe aveugla tout le monde. Le clergé se jeta à genoux, pensant l’apocalypse proche. « Encore l’ingé lumière qui fait des conneries » pensa BG. Quand les yeux purent voir à nouveau, BG vit quelqu’un qui lui faisait face, tout auréolé de puissance, comme une incarnation divine. L’homme d’une vingtaine d’années portait un costume noir et des chaussettes roses, sans chaussures. Une coupe de cheveux incompréhensible surmontait un regard vif, un nez normal et un bouc mal taillé et mal rasé. Bertrand-Gérard, sentant là sa dernière épreuve, descendit de sa monture et lui fit face.
« Qui es-tu ? » demanda BG par devant lui. L’autre éclata d’un rire dément. « Je suis le dieu de ce monde, Fabian, ton auteur ! C’est moi qui décide de ma plume le destin que tu suivras ! » Bertrand-Gérard le fixa intensément puis dit, quelques secondes plus tard : « Mec sérieux arrête la weed ». Et l’autre rigolait encore !
- Je suis pas le Dieu du Stone pour rien, mon brave homme !
- Que me veux-tu, Dieu de la Saône ? demanda BG, anxieux.
- J’ai bien rigolé en prenant le contrôle de ton destin, répondit l’autre en se mettant un doigt dans le nez. Du coup, vu qu’on dirait que rien ne peut te démotiver, tu vas faire demi-tour et partir loin loin loin en espérant que d’une manière ou d’une autre tu puisses revenir ici pour enfin changer ton prénom à la con.
- J’ai affronté tant de dangers et mangé tellement de myrtilles que je ne laisserai personne se mettre en travers de mon chemin !
- Que tu crois mon ami, mais je suis le dieu de ce monde, je fais ce que je veux, par exemple : crotte de nez atomique.
Le dieu lança la boulette en l’air, qui retomba un peu plus loin en provoquant une explosion titanesque… La moitié d’Administratown fut rasée.
- Cela ne me fait point peur, je complèterai ma quête !
- Alors je vais te faire rebrousser chemin par la force !
 
Là, l’auteur entra en lévitation, devint tout rouge et lança des boules de feu sur BG. Ce dernier, tenant à bout de bras son bilboquet, cria « Par le pouvoir de Kratos et des QTE ! ». Croix, et il esquiva un trait ; triangle, un autre ; rond, rond, croix, carré, BG parcourait le chemin jusqu’au mage. Quelques touches après, il arriva au contact, passa la ficelle du bilboquet autour du cou du dieu et serra comme un forcené, donnant aussi de violents coups de poing dans le torse de son adversaire. Après avoir été étouffé, le dieu s’écroula sur le sol, la vie quittant son corps.
- Apparement *kof* la création a surpassé le géniteur *kof*
BG sortit son couteau pour l’achever : « Un dernier jeu de mot fromager ? ». Le dieu réfléchit quelque instant puis dit : « Leerdammer mais ne se rend pas ». BG enfonça son couteau.
 
Bertrand-Gérard se leva et rentra dans le bureau de la Fée du Registre. Celle-ci l’accueillit :
- Ah vous voilà vous ! Je vois que vous avez un bilboquet. Tout est en ordre. Il ne manque plus que votre nouveau prénom. Alors, qu’est-ce que vous choisissez ?
Bertrand-Gérard inspira profondément. Tout ça pour ce moment. Il y avait bien sûr réfléchi longuement.
- Gérard-Bertrand.
 

FIN


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Le conte de Bertrand-Gérard
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